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blog: 2002 - Added press articles about Gitoyen

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Title: Gandi investit ses bénéfices dans le Net alternatif
Author: Benjamin Sonntag
Category: Press
Tags: press, journal
Date: 2002-02-11 00:00
En exploitant le créneau très lucratif de la vente de noms de domaine, Gandi se
donne les moyens de financer son réseau " alternatif " Gitoyen. Avec 4 millions
d’euros de chiffre d’affaires, Gandi pointe à la 16e place du classement mondial
des registrars.
"L’idée de créer Gandi, c’est Valentin Lacambre qui l’a eue. Son projet était de
casser le marché de la vente des noms de domaine ", raconte Laurent Chemla, l’un
des quatre cofondateurs.
Pourquoi voulait-il "casser" le marché ? "Parce que vendre des noms de domaine,
c’est vendre quelque chose qui ne coûte presque rien et qui appartient à tout le
monde. Cela devrait être géré par le service public", affirme Laurent Chemla.
Modestement, les fondateurs de Gandi (gestion et administration de noms de
domaine sur Internet) se donnent pour objectif de vendre des noms de domaine à
très bas prix afin de prendre environ 1 % du marché.
L’idée première était avant tout de pousser la concurrence à baisser ses prix,
voire de les contraindre de vendre à prix coûtant, comme le ferait un service
public.
Mais, surprise, un mois après son lancement, en mars 2000, l’objectif de 1 %
était atteint. Dès lors, il devient évident pour ses fondateurs que Gandi va
rapporter de l’argent, mais aussi que les concurrents ne baisseront pas leurs
prix.
Les fondateurs changent alors leur fusil d’épaule. L’argent gagné reviendra pour
partie à des projets qu’ils jugeront d’intérêt général, une façon de
redistribuer des gains que Valentin Lacambre et Laurent Chemla estiment
"illégitimes".
Title: Le dernier défenseur de l’Internet non marchand ?
Author: Benjamin Sonntag
Category: Press
Tags: press, journal
Date: 2002-02-19 00:00
Cinq associations pour défendre un Internet "non-marchand". French data network,
Placenet, Gandi, Netaktiv et Globenet ont créé Gitoyen, un groupement d’intérêt
économique (GIE) qui leur permettra de mutualiser leur bande passante. Gitoyen
devrait ensuite mettre en place une salle d’hébergement avant de proposer aussi
des abonnements ADSL à prix coûtant...
"C’est un nom idiot mais qui fait beaucoup rire les gens du marketing", s’amuse
Laurent Chemla, porte-parole de Gitoyen, un groupement d’intérêt économique
(GIE) réunissant cinq associations fers de lance de la défense d’un Internet
"non marchand". Alors forcément, si le nom fait rire les commerciaux, Laurent
Chemla ne peut que s’en réjouir. Quand tout sera en place, Gitoyen entend ouvrir
une salle d’hébergement qui accueillera les serveurs d’autres associations ou
simples sites qui défendent les mêmes idéaux. Ensuite, il proposera des accès
haut débit à prix coûtant. "L’idée est très simple", explique Laurent Chemla,
"mettons en commun des ressources pour mieux exploiter nos activités. Ce n’est
pas très grave de faire ça par le biais d’une structure commerciale, le GIE
permet plus de souplesse que d’autres. Et si on fait des bénéfices, on les
réinvestira en bande passante !" Car le premier objectif de Gitoyen est de
permettre à ses membres de tous bénéficier d’un meilleurs accès au Réseau
mondial.
Le club des 5 au service de l’Internet non marchand
French data network, Placenet, Gandi, Netaktiv et Globenet : les membres de
Gitoyen sont au nombre de 5, "tous défendent l’existence d’un Internet non
marchand, ou citoyen", s’empresse de souligner Laurent Chemla qui regrette "la
tendance lourde qui consiste à transformer Internet en supermarché". Alors pour
"combattre les lobbies et le marché", une seule solution : "Accepter que pour
exister, il faut exister dans l’Internet marchand. C’est désolant, personne
n’aime cela, mais il n’y a pas d’autre façon de faire," Le porte-parole de
Gitoyen sait de quoi il parle, il est l’un des associés fondateurs de Gandi, une
société qui commercialise des noms de domaine à bas prix et qui rencontre un
franc succès (voir édition du 5 février 2001). Au point de dégager des bénéfices
confortables. Horreur ! Heureusement, Gandi va pouvoir investir dans Gitoyen,
des apports qui vont permettre au GIE de se lancer. L’homme s’est impliqué dans
de nombreuses associations (voir édition du 5 février 2001). C’est lors de la
dernière Zeligconf, la "rencontre européenne des contre-cultures numériques" qui
s’est tenue à Paris fin décembre, que l’idée de Gitoyen s’est précisée.
Aujourd’hui, le GIE existe légalement et il va tout d’abord se concentrer sur
l’achat de bande passante. "Internet est une structure de partage de
ressources", explique Laurent Chemla qui ajoute que "toute la logique, c’est la
mutualisation". Le GIE va permettre l’achat en gros de bande passante. "Nous ne
serons pas au niveau des FAI, mais au niveau des opérateurs, les négociations
n’ont rien à voir." En France, les opérateurs relient leurs réseaux à des points
d’interconnexion, Gitoyen va placer ses machines dans deux centres parisiens et
se retrouver ainsi à la source. "Il faut être sur place, l’installation requiert
peu de compétences, le loyer n’est pas excessif, mais il faut connaître les
ficelles", reconnaît Laurent Chemla. Or, les membres de Gitoyen sont bien
introduits, notamment chez les opérateurs. French data network, par exemple,
était l’un des tout premiers FAI en France, il dispose du plus gros serveur FTP
de l’Hexagone. Avec Gandi, Placenet, Globenet et Netaktiv, au total Gitoyen
regroupe une vingtaine de techniciens de haut niveau.
Ouvrir une salle d’hébergement est la priorité parmi les actions en direction du
public. "Beaucoup de gens passent leur temps à magouiller pour mettre une
machine chez un copain FAI", explique Laurent Chemla. "Ils sont bien souvent
obligés de déménager tous les six mois. Si Altern renaissait, où mettrait-il ses
machines ? Son remplaçant viendra chez Gitoyen." Le GIE est proche des
associations d’utilisateurs de logiciels libres qui trouveront un endroit pour
héberger leurs serveurs, "sans pub", précise Laurent Chemla. "Pour nous, cette
action correspond à un rôle de service public, la défense de la liberté
d’expression, ce genre de choses."
Un accès ADSL à 150 francs par mois ?
Ensuite, par le biais de PlaceNet, Gitoyen entend proposer des abonnements ADSL
à prix coûtant. Laurent Chemla explique : "Le dégroupage n’aura vraiment lieu
qu’à partir du 1er mai. Le calcul est simple : la location du matériel, BAS et
DSLAM, coûte environ 150 000 francs par mois auxquels il faut ajouter quelques
investissements. Comme à chaque fois on peut relier 1 000 clients, cela revient
à 150 francs par mois,". Le GIE songe aussi à la BLR (boucle locale radio).
"Dans les deux centres d’interconnexion où nous allons installer des machines,
nous avons déjà prévu un accès terrasse et l’autorisation de mettre des
antennes", sourit Laurent Chemla. L’Internet marchand n’a qu’à bien se tenir !
Fredéric Vladyslav pour Vnunet.
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